L'histoire des arts au collège de Marseillan

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Le Surréalisme


C’est un mouvement artistique et littéraire qui naît en France avant de s’étendre à l’Europe.
Il est à l’origine, proche du Dadaïsme.
L’orientation esthétique est théorisée en 1924 par l’écrivain André Breton (1896-1966) dans le premier Manifeste du Surréalisme.
Les Surréalistes sont influencés par la psychanalyse et l’univers du rêve.
Les sujets picturaux se caractérisent par d’étranges associations d’éléments qui donnent à voir ce que celle l’imagination peut créer, des mondes extraordinaires ou des réalités impossibles.
(sujet : il s’agit de ce qui est représenté dans une œuvre)

On les retrouve dans l’œuvre de Max Ernst (1891-1976), Loplop présente une jeune fille (1930, Paris, MNAM) ou dans celle de Salvador Dali (1904-1989), Hallucination partielle. Six apparitions de Lénine sur un piano (1931, Paris, MNAM).


voir : Loplop présente une jeune fille (1930) de Max Ernst



voir : Hallucination partielle. Six apparitions de Lénine sur un piano (1931) de Salvador Dali

= imagination peu ordinaire nourrie d’obsessions, de rêves…
Cette vision de Lénine est l’image d’un rêve nocturne.




Ils sont intenables. Ils passent leur vie dans les cafés, ils font beaucoup de bruit, vont au cirque, dans les cinémas populaires, insultent les curés, se baignent tous nus dans les fontaines, aiment les spectacles stupides, les jolies filles… Ces gens insolents sont les membres d’un nouveau groupe, né en 1924 : ils s’appellent les « Surréalistes ».
Ils veulent désacraliser l’art et laisser libre cours à l’inspiration, à l’imagination, aux rêves.

Depuis la découverte de l’inconscient par le docteur autrichien Sigmund Freud, ces peintres ont l’intention d’explorer ces nouveaux territoires de l’étrange.
Les cauchemars, l’absurde, les blagues de mauvais goût, les objets très ordinaires détournés de leur fonction et promus subitement au rang d’œuvres d’art par des artistes que l’on a l’impression d’entendre ricaner dans notre dos : voilà les mille tours que les surréalistes nous jouent pour dynamiter toutes les conventions de l’art.



Le nom de ces mauvais garçons ?
André Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp, René Magritte… des créateurs dont les œuvres ressemblent parfois à des rébus, nous laissent perplexes, nous donnent le vertige ou nous font rire parfois, sans même que l’on sache vraiment pourquoi…

voir : Cadeau (1921) de Man Ray

voir : La Persistance de la mémoire (1931) de Salvadore Dali

voir : Roue de bicyclette (1913/1964) de Marcel Duchamp

voir : La Durée poignardée (1938) de René Magritte




Un peu en marge du mouvement, Alberto Giacometti (1901-1966) crée des figures minces et allongées, aux pieds disproportionnés.
(figure = il désigne le visage d’un homme, d’une femme ou d’un enfant. On parle de figure humaine)
Il est très sensible aux relations de ses œuvres (sculptures en particulier) avec l’espace qui les entoure.
(espace =

Madame Thuillier (arts plastiques)