L'histoire des arts au collège de Marseillan

L'histoire des arts au collège de Marseillan

Identifiez-vous
Pseudo :
Mot de Passe :
S'inscrire
mot de passe oublié ?
Editeur Texte / HTML

Le XXe siècle

Le Fauvisme


C’est un mouvement né au Salon d’automne de Paris, en 1905, avec le scandale que provoquent certaines œuvres.
Les couleurs sont très vives, voire pures et utilisées en larges touches proches de l’aplat.
(touche = c’est le nom donné à la manière de déposer la peinture sur un support. Tantôt les touches sont subtiles, délicates, pleines de finesse ou inversement, en pâte épaisse, suivant des gestes amples, nerveux, agressifs, expressifs. La touche est l’écriture du peintre)
(support = c’est ce sur quoi est réalisée l’œuvre. Le support peut être le papier, le carton, la toile de lin sur châssis, etc. C’est plus généralement le moyen matériel utilisé pour créer (la photographie, le cinéma, la peinture, etc.)
(aplat = désigne une surface de couleur uniforme, sans nuance)
(nuances = c’est ainsi que l’on appelle les variations, parfois très légères, d’une même couleur)

Les valeurs sont utilisées pour exalter la lumière et les contrastes comme dans l’œuvre de Maurice de Vlaminck (1876-1958) intitulée Arbres rouges (1906, Paris, MNAM), ou celle de Raoul Dufy (1877-1953) intitulée Marseille (1926, Bruxelles, Musée des Beaux-Arts).
(valeurs = désigne l’intensité lumineuse d’une couleur en fonction de l’ombre et de la lumière. Plus on ajoute de noir dans une couleur, plus sa valeur devient sombre. Au contraire, plus on ajoute de blanc, plus elle devient claire)
(contraste = c’est une opposition importante et remarquable entre deux couleurs, deux formes, etc. Le noir contraste fortement avec le blanc)

voir : Arbres rouges (1906) de Maurice de Vlaminck

voir : Marseille (1926) de Raoul Dufy


Henri Matisse (1869-1954) simplifie le modelé et les formes (Intérieur aux aubergines, Musée de Grenoble), et utilise la ligne droite et les courbes.
(modelé = le modelé est le relief des formes, des objets, des personnages ou des matières représentées. Une couleur utilisée en aplat ne donne aucun modelé contrairement au dégradé qui donne l’impression de relief)
(relief = on appelle relief ce qui dépasse légèrement d’une surface (pièce de monnaie ou médaille par exemple) par opposition à la ronde-bosse)
(aplat = désigne une surface de couleur uniforme, sans nuance)
(nuances = c’est ainsi que l’on appelle les variations, parfois très légères, d’une même couleur)
(dégradé = il désigne le passage d’une couleur à une autre, ou d’une valeur à une autre avec une transition où les deux se confondent)
(valeurs = désigne l’intensité lumineuse d’une couleur en fonction de l’ombre et de la lumière. Plus on ajoute de noir dans une couleur, plus sa valeur devient sombre. Au contraire, plus on ajoute de blanc, plus elle devient claire)



voir : Intérieur aux aubergines de Henri Matisse



« Quand je mets un vert, ça ne veut pas dire de l’herbe, quand je mets un bleu, ça ne veut pas dire le ciel », dit Henri Matisse.
L’artiste est le pionnier d’un mouvement qui veut libérer les couleurs, les utiliser jusqu’à la sauvagerie.
De là vient le nom de cette nouvelle école : le « Fauvisme », qui naît au tout début du XXe siècle.





Les recherches des Impressionnistes, de Paul Gauguin (1843-1903), de Paul Cézanne (1839-1906) et de Vincent Van Gogh (1853-1891) avaient déjà préparé le terrain.

Les peintres Fauves viennent s’y rouler.
Leurs tableaux sont une débauche de tons chauds et lumineux – les jaunes, les orangés -, parfois cernés de noir ou de bleu.
Ces artistes accentuent les formes, aplatissent l’espace, abandonnent les ombres et le modelé, travaillent dans l’épaisseur de la pâte comme dans de la crème fraîche bien épaisse.

Le Fauvisme rugit si fort qu’il influence bien d’autres mouvements, ailleurs en Europe, en Allemagne par exemple avec Die Brücke (« Le pont »), fondé par le peintre Ernest Ludvig Kirchner (1880-1938) puis avec Der Blaue Reiter (« Le cavalier bleu »), lancé par Wassili Kandinsky (1866-1944).
Avec eux, les chevaux deviennent violets, les arbres roses, les visages bariolés.

Madame Thuillier (arts plastiques)