L'histoire des arts au collège de Marseillan

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Titre de l'étude :De la tragédie antique à la tragédie contemporaine.

 

 

L'œuvre

Titre : Œdipe explique l’énigme du sphinx

 

Nature, domaine artistique :

peinture - huile sur toile

 

Sujet : Œdipe fait face au sphinx et résout l’énigme qu’il lui a posée.

Le contexte

 

Sujet tiré de la mythologie grecque, très peu traité depuis l’Antiquité.

 

Cette œuvre a d’abord été en 1808 une étude de figure qu’Ingres a envoyée de Rome à l’Académie : on pouvait y voir le personnage d’Œdipe seul.

 

20 ans plus tard, l’œuvre a été reprise et agrandie pour être présentée au Salon de 1827 – ainsi est-elle devenue une peinture d’histoire, une œuvre de premier rang.

 

Cette œuvre se rattache au néo-classicisme.

L'auteur

Son nom, ses dates : Jean Auguste Dominique INGRES 1780 - 1867

 

Quelques éléments de biographie : né à Montauban d’un père peintre et miniaturiste. Grand prix de Rome en 1801, élève de David, il se distingue par la pureté et le raffinement de son dessin. Professeur, devenu le chef de l’école classique face au romantisme, il a dépassé les règles académiques par un génie souvent étrange.

 

La thématique 

 

Dans quelle(s) thématique(s) l'étude s'inscrit-elle ?

 

Dans quel contexte avez-vous mené cette étude?

étude sur le théâtre : Antigone de la tragédie antique (mythe d’Œdipe, Antigone comme épilogue de cette histoire) de Sophocle à la tragédie contemporaine d’Anouilh.

Décrire et interpréter l'œuvre

Œdipe, futur roi de Thèbes, répond à l’énigme posée par le sphinx, monstre fabuleux.

arrière-plan d’un paysage rocheux et escarpé qui dans l’ombre d’une grotte accueille le sphinx, monstre au visage et au buste de femme, au corps de lion, aux ailes d’oiseau / en face et sur l’essentiel du tableau Œdipe de profil et nu : le nu est l’idéal de beauté mais chez Ingres on ne trouve pas de vérité anatomique (Œdipe est bancal) ni suffisamment idéaliste. Le traitement classique se retrouve dans le fait que les lignes de force se rejoignent au niveau du genou ; le monde est immobilisé, la réflexion intense et le corps pèse sur le sol. Le modelé peu appuyé, le clair-obscur trop faible et la netteté des contours du personnage donne à cette partie du tableau un aspect archaïque qui montre le goût d’Ingres pour les vases grecs. L’étude a été faite d’après un modèle vivant, dans la pose de la statue antique Hermès à la sandale : ici sont mis en valeur les muscles, la force et la détermination

Le jeu d’ombre et de lumière relève d’une symbolique assez simple : le triomphe de l’intelligence et de la beauté humaine sur la sauvagerie du monstre. En effet, Œdipe trouve la solution à l’énigme que le sphinx pose à tous ceux qui entrent dans Thèbes ou en sortent. Et malheur à ceux qui ne trouvent pas la réponse : voir au premier plan le pied coupé et les ossements humains de tous ceux qui ont péri en échouant.

Au fond, la fuite du compagnon épouvanté d’Œdipe et les constructions de la ville de Thèbes donnent de la perspective au tableau et datent de la reprise pour le salon de 1827 : les parties les plus sombres et l’effroi du personnage ajouté renvoient au courant romantique.

On peut aussi interpréter autrement la scène comme l’homme face à son destin : là bascule la vie d’Œdipe qui va devenir roi de Thèbes (il a déjà tué accidentellement son père) en épousant Jocaste, sa mère ; là se réalise l’oracle. Au premier plan, alors, apparaît une vanité : Œdipe croit tout maîtriser par son intelligence alors qu’il plonge vers son destin !

 

Se renseigner sur lenéo-classicisme, l’école de David / comparercette œuvre avec celle de Gustave Moreau et de Francis Bacon.