Titre de l\'étude : Silver over black, white, yellow and red de Jackson pollock, 1948
|
| L\'œuvre | |
| Titre : Silver over black, white, yellow and red
Nature, domaine artistique : Arts visuels
Sujet : Mouvements du corps
| Dimensions: 221 x 330 cm
Lieu de conservation : Musée National d\'Art Moderne, Paris | |
| Le contexte Au cours du XXème siècle, le tableau et la pratique de la peinture vont être radicalement bouleversés. L’aventure commence en Russie, en Allemagne et en France, à l’époque où Marcel Duchamp fait parler de lui à Paris.
| L\'auteur Son nom, ses dates : Jackson Pollock ( né en 1912 - mort en 1956) Quelques éléments de biographie :
| |
| La thématique Dans quelle(s) thématique(s) l\'étude s\'inscrit-elle ? Arts et Seconde Guerre mondiale (Arts, ruptures, continuités) | ||
| Décrire et interpréter l\'œuvre Aucune forme principale ne semble se détacher du fond. C’est un fond constellé de trainées de peinture. Dans ce chaos, on distingue 4 couleurs: noir, blanc, gris argenté, rouge et jaune. Pour réaliser cette peinture, Pollock a étendu sur le sol une toile brute (normalement les toiles sont enduites et rigides: celle-ci est souple et poreuse). Il utilise de la peinture à l’huile (traditionnelle) mais aussi des peintures industrielles(peinture d’émail et d’aluminium), des peintures automobiles qui ont des consistances particulières, plus épaisses ou plus liquides, et des couleurs industrielles: métallisées par exemple: ici on peut voir un gris argenté. Les lignes sont réparties sur la totalité de la toile de façon homogène. Il n’y a aucune zone de repos, aucun centre d’intérêt. Quelques zones sont plus denses, Pollock ayant effectué à ces endroits plusieurs passages. Pollock ne peint pas comme tout le monde, ce qui est révolutionnaire c’est justement sa manière de peindre. Pour peindre il n’utilise plus de pinceaux au sens classique mais des battons ou des pots de peinture percés. Ces outils ne touchent plus le support, il les promène au dessus de la toile et laisse couler la peinture ou la projette selon une technique qu’il nomme «dripping» de l’anglais «laisser couler, verser». Pollock maitrise ces substances et sait comment les poser sur la toile, il sait comment elles réagissent à ses gestes. Selon l’outil utilisé il sait varier l’épaisseur des coulures: du léger filet à la large trainée. Avec ses instruments il se livre à une véritable bataille autour de la toile. Au final, on se retrouve devant une image sans fin, dans laquelle on n’a plus aucun repère. C’est alors notre imagination qui peut se laisser porter: constellations, fin du monde, branchages, feu d’artifice, représentation de l’ infini...Chacun l’interprète différemment. Cela vaut pour l’ensemble de la toile ou pour n’importe laquelle de ses parties: examiner un détail donne la même impression que l’ensemble. | ||
